LA MÉDIATHÈQUE ÉDUC’ACTIVE DES CEMÉA

Numa le brigand. Une fois attrapé, on organise son procès.

Jeu de rôles, en trois phases, agrémenté d’actions motrices : Distribution des rôles, poursuites et découverte des personnages puis procès de Numa le brigand jugé selon un cérémonial rituel et condamné à une «pénitence» plus ludique que pénible.
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Média secondaire

Terrain: assez vaste, dégagé, délimité, comportant quelques obstacles favorisant les esquives et la mise en scène finale - Matériel: préparer autant de papiers, pliés en quatre, que de joueurs. Chacun d’eux porte le nom d’un rôle prévu - Actions dominantes: chaque phase a la sienne, respectivement: hasard, action, dramatisation. Mais le simulacre domine.

Numa le brigand

Le jeu commence

1ère phase : Quelqu’un disperse les papiers pliés. Chaque joueur en ramasse un et découvre le personnage qu’il incarne : Numa, le brigand, le gendarme qui doit attraper Numa (éventuellement plusieurs gendarmes), le sauveur, qui essaie de découvrir et de toucher Numa avant un gendarme afin de le sauver, le juge, qui énoncera la sentence dans la 3ème phase du jeu, le procureur, qui décrira les méfaits reprochés et demandera une sanction, l’avocat qui défendra Numa, les paysans, menuisiers, bouchers… qui interviendront selon leur qualification et qui aideront ou tromperont les uns et les autres au gré de leur fantaisie. Ils pourront être appelés comme témoins ou joueront les spectateurs dans la troisième partie.

2ème phase : Les joueurs, billet plié en poche, s’éparpillent sur le terrain, miment un rôle ou un autre, s’interpellent, discutent, échangent des renseignements, se précipitent sur quelqu’un ou s’en éloignent. Lorsqu’un joueur en touche un autre de la main, tous deux doivent obligatoirement s’arrêter et se révéler mutuellement leur identité en se montrant leur papier. Personne n’est obligé de jouer immédiatement son personnage. Au contraire! Les dialogues, les provocations, les suppositions vont bon train avant les poursuites. Deux cas particuliers peuvent se produire: Un gendarme et Numa se montrent leur billet : le gendarme court après Numa pour le toucher. Numa étant alors capturé, il est conduit devant le juge. Le sauveur et Numa se montrent leur papier: Numa est sauvé et l’on recommence une autre partie. Dans tous les autres cas, les joueurs font voir leur billet, prennent connaissance de leur identité mutuelle et continuent à jouer. Dans une variante (à ne mettre en œuvre que lorsque le jeu est bien rodé), on demande à chaque acteur de prendre l’identité de l’autre joueur par échange de billet.

3ème phase : Le juge organise la séance du tribunal et relate les faits reprochés à Numa en relation avec son comportement dans le jeu. Il peut faire appel au rapport des gendarmes. Le procureur accentue les accusations et demande une sanction. Par exemple, effectuer le parcours les yeux bandés ou à cloche-pied, ou franchir tel obstacle, ou tenter telle acrobatie… L’avocat parle à son tour. Il défend Numa et tente d’atténuer la gravité de la sanction demandée. L’un comme l’autre peuvent citer des témoins. Enfin le juge décide et précise la sentence (sur tel pied, en chantant…).

Le jeu s'achève

La peine est immédiatement exécutée sous les yeux des autres joueurs qui apprécient, applaudissent, ou condamnent la sévérité. La sentence exécutée ou Numa déclaré sauvé, une nouvelle partie peut commencer.

Remarques pédagogiques


Suivant l’âge des joueurs et leurs propres manières de s’investir dans le jeu, la scène du tribunal peut être plus ou moins développée; elle peut se réduire à la fixation d’une peine, à son aggravation par l’un et à son atténuation par un autre.


Quand le groupe connaît le jeu, il est souvent plongé directement dans la fiction avec parfois un certain cérémonial malicieux. Une telle méthode avec des débutants rendrait ceux-ci perplexes. L’incompréhension de ce qu’il y aurait à faire pourrait donner à ce jeu un air de mystification


 

Le jeu de Numa doit peut-être son nom à un brigand qui sévissait vers 1800 dans la région de Sienne. Dans une version proche, en Sardaigne, on jouait à «Pilarda» avec des personnages tels que le bandit, le roi, le ministre, le juge, le bourreau.

La fiche de jeu

Numa le brigand

Le livret pédagogique jeux traditionnels et jeux sportifs

L’animateur n’est pas qu’un exécutant qui applique des recettes conçues par d’autres. Il doit, lui aussi, observer et réfléchir à ce qu’il entreprend. Ce livret nous aidera à comprendre les caractéristiques de chaque jeu proposé, à exploiter les différentes facettes de chacune des activités ludiques, à nous adapter aux situations que nous vivons ou à explorer d'autres manières de jouer.
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