On parle de quoi cette semaine ? #27
Jamais depuis les années 1930 la démocratie n’a été à ce point en danger. De l’abstention record à la montée des discours populistes, en passant par des vagues de contestation inédites, les signes d’une profonde crise de la représentation politique sont visibles.
Démocratie et Droits humains, même combat
L’après-guerre a couplé la démocratie libérale avec la protection des droits de l’Homme. Or cette démocratie, forcément imparfaite, n’a pas donné satisfaction, notamment sur la question de la justice sociale. De fait, les droits de l’Homme sont assimilés à cet échec. Et quand des populations se paupérisent, elles ne supportent plus que l’on donne des droits à « tout le monde », en particulier aux étrangers. C’est dans cette brèche que s’engouffrent les extrêmes et le populisme.
Ce que l’on peut, encore
Face à cette crise de la démocratie, il est essentiel de repenser l’éducation politique des citoyen·nes, mais aussi de développer une culture du débat. La crise de la démocratie n’est pas une fatalité, mais un défi majeur pour les sociétés contemporaines.
La démocratie tire sa force des citoyens : leurs voix, leurs choix et leur participation à la construction de leurs sociétés. Elle s'épanouit lorsque les droits sont protégés, en particulier ceux des personnes les plus souvent laissées pour compte.
Éduquer, toujours
Nous ne pouvons accomplir ce miracle de préparer les enfants à être de libres citoyens obéissant à des mobiles intérieurs, en leur apprenant vingt années durant à n’être que des sujets soumis à une autorité extérieure.
Édouard Claparède, L’Éducation fonctionnelle, 1931
Bonne lecture et à la semaine prochaine !
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