La banalisation du harcèlement sur les réseaux sociaux numériques

Extrait du rapport de l'observatoire 2015 des pratiques numériques des jeunes. (Dispositif Éducation Aux Écrans de la Région Normandie avec les Ceméa, le rectorat, Canopé et l'enseignement agricole)
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Média secondaire

L’enquête qualitative réalisée en 2015 auprès de jeunes engagés dans des filières professionnalisantes a approfondi les modalités d’usage des réseaux sociaux et a permis de dresser 6 constats sur les spécificités des activités numériques de ces adolescents et des  difficultés qu’ils rencontrent :


  1. Le recours à l’image (photo et vidéo) dans les communications interpersonnelles est de plus en plus fréquent.

  2. Il occasionne une plus grande exposition de soi et une vulnérabilité au regard des autres,  que les jeunes tempèrent en adoptant une attitude de retrait et en limitant le nombre de  leurs amis sur certaines applications (Snapchat en particulier).

  3. Il permet aussi des pratiques « d’espionnage » devenues courantes, sur le fil d’actualité de Facebook ou sur les « stories » de Snapchat.

  4. Les réseaux sociaux numériques (RSN) sont consultés le plus souvent sur le téléphone portable, les notifications rythment le temps de beaucoup de jeunes et suscitent une sensation d’envahissement et d’ennui. La déconnexion qui s’impose pour des raisons  externes (établissement mal connecté, téléphone qui se casse) est souvent vécue comme une libération.

  5. L’accès à l’information sur le fil d’actualité des RSN propose pêle-mêle des « actualités » totalement disparates, informations privées sur la vie des copains, alertes diffusées par les médias d’information auxquels sont abonnés les adolescents (Le Monde, le Figaro, Ouest France…), les vidéos de gags ou de bastonnades recommandées par les contacts Facebook.

  6. Le harcèlement sur les RSN est fréquent, les adolescents enquêtés se sentent démunis pour y faire face, écrasés par le sentiment de faire partie d’une foule et de ne pas pouvoir faire grand-chose ; le conformisme au groupe les incite souvent à rendre les filles qui en sont victimes responsables des malheurs qui leur arrivent.

     

Education Aux Ecrans ■ Dossier 1 Septembre 2015

Observatoire Ceméa/ Région Basse-Normandie/ Académie de Caen
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