LA MÉDIATHÈQUE ÉDUC’ACTIVE DES CEMÉA

Des collages pour déconstruire les stéréotypes de genre

Publié le 23/07/2026 sur Yakamédia. Une activité proposée dans la revue VEN n°602, juillet-septembre 2026.
Une activité pour faire émerger les représentations liées aux besoins présupposés des filles et des garçons et prendre conscience de l’impact des stéréotypes sur les tâches et activités souvent assignées en fonction du genre, dans les lieux qui accueillent des enfants et des jeunes.
Précaution : il s’agit d’une activité sur les stéréotypes, ce qui induit une vision binaire du genre, intéressante également à questionner avec les participant·es.
Sous forme ludique, les stéréotypes et les assignations de genre sont questionnées.
D’où viennent ces représentations, comment circulent-elles dans la société et quels sont leurs impacts concrets sur les enfants et les jeunes, à l’école, dans les séjours de vacances, dans l’accueil périscolaire ?
Média secondaire

Mise en place

Âge 

Cette activité est possible pour les enfants à partir de 10 ans, mais convient idéalement pour un groupe de jeunes et/ou pour des adultes (animateurs-animatrices, directrices-directeurs, etc.). 

Nombre de personnes 

10 à 24 personnes (idéal : 16 personnes) 

Matériel 

  • Magazines variés et abondamment illustrés
  • Grandes feuilles de papier
  • Colle
  • Ciseaux
  • Marqueurs 
  • Crayons

Durée

Plus ou moins 2 heures (toutes les données temporelles sont proposées à titre indicatif ). 

Lieu 

Prévoir au moins 2 espaces où les participant·es pourront se retrouver en groupes non-mixtes autodéterminés pour les premières phases de l’activité, afin de faire émerger les représentations des un·es sur les activités des autres.

Choisir des images

En sous-groupes non-mixtes de 4 ou 5 personnes, installés autour de tables sur lesquelles sont posées des piles de magazines. Pendant 10 à 15 minutes, chacun·e feuillette individuellement les magazines et récolte toutes les images (illustration, dessin, photo, publicité, etc.) qui représentent “une activité associée au féminin” (selon les garçons / les animateurs) ou “une activité associée au masculin” (selon les filles / les animatrices). Cela peut être un loisir, un métier, un sport, une matière scolaire, mais aussi une tâche quotidienne, une attitude, un comportement, etc. Il est important que cette phase soit individuelle, en veillant à ce qu’elle se déroule avec un minimum d’interactions. Faire circuler les magazines au sein du sous-groupe : tout le monde n’a pas les mêmes filtres et l’un·e trouvera une image que l’autre n’aura pas vue. 

Variante : on peut aussi proposer que chaque sous-groupe récolte des images autour d’activités attribuées aux deux genres. 

Expliquer ses choix et mettre en commun

Pendant environ 20 minutes, chacun·e présente, au sein de son sous-groupe, les images sélectionnées et les raisons de ses choix. Veiller à ce que ce soit un moment d’écoute active : une personne présente ses photos aux autres, qui l’écoutent.

Réaliser un affichage

Après ce temps de présentation, le sous-groupe dispose ainsi d’un matériau pour la suite. Pendant 30 minutes, les participant·es vont trier et répartir les images en diverses catégories (sport, maison, défauts/qualités, métiers, etc.). Le sous-groupe colle les images sur un panneau, en identifiant les catégories et y en ajoutant une phrase, une légende, au marqueur.

Échanger sur les représentations liées au genre

Pendant environ 45 minutes, en mixité, les participante·s vont échanger sur ces représentations, pour les expliquer et les nuancer. Tout le monde se réunit et chaque sous-groupe présente son panneau avec ses catégories identifiées, ses constats et réflexions. Chaque membre du sous-groupe doit prendre une place dans la présentation, ce qui implique de donner un bref temps d’organisation pour répartir la parole. Préciser en préambule qu’il n’y aura pas d’échange après chaque présentation, juste la possibilité de poser des questions de clarification. Le débat a lieu quand tous les panneaux ont été présentés. Quels sont les constats, les points communs, les divergences ? Que peut-on dire des représentations “des activités dites féminines” et “des activités dites masculines” ? D’où viennent ces représentations ? Et comment cela se passe dans notre classe, notre maison de jeunes, notre centre de loisirs ? Il faut être vigilant·e à la manière dont la parole circule et il est recommandé d’intervenir si nécessaire pour plus de répartition des prises de parole.