On parle de quoi cette semaine ? #28
Parlons d’échec scolaire, de processus de décrochage, de déscolarisation, sur fond de polémique sur la baisse du niveau scolaire et de protestations sur l’adéquation des moyens.
Ou bien, profitons de la journée du refus de l'échec scolaire pour nous interroger sur les principes de droit à l’erreur, de projet et de coopération. Le refus de l’échec scolaire pourrait passer par le refus de la compétition scolaire.
Qui ne se plante pas ne pousse pas
Comment faire comprendre aux enfants qu’ils ont le droit de se tromper, que cela fait partie intégrante de l’apprentissage, quand tout notre environnement culturel glorifie la performance, associe la défaite à l’humiliation, l’erreur à l’élimination ? Nos élèves sont conditionné·es à ce que leur travail, leurs efforts, soient « cotés ». Chaque interrogation, examen, compétition, renforce cet état de fait.
Des vainqueurs et des vaincus
– Une connaissance théorique sera suffisante pour réussir vos examens, ce qui, après tout, est la raison d'être de l'école.
– Mais comment voulez-vous que la théorie nous prépare à ce qui nous attend dehors ?
– Mais rien ne vous attend dehors, très cher.
Harry Potter et l'Ordre du Phénix, David Yates, 2007, Warner Bros.
La réussite et l’échec
Réussir ne saurait se limiter à réussir à l'école et réussir à l'école n'a de sens que pour celui qui n'en fait qu'un des objectifs d'un projet personnel de vie plus global. Aider un enfant à réussir, c'est l'aider d'abord à mettre au point son projet ou ses projets de vie et valoriser toutes les réussites - scolaires ou non - qui contribuent à cette construction.
Bonne lecture et à la semaine prochaine !
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