Média secondaire

Préambule : l'intérêt d'un atelier Bois

Des informations élémentaires pour se lancer

Ce livret, destiné aux équipes d'animation, a pour volonté de rassembler un ensemble d'informations utiles permettant de réunir les conditions matérielles et pédagogiques facilitant la mise en place des activités manuelles avec du bois menuisé. Il s'inscrit dans l'ensemble des travaux conduits par les Ceméa pour former les animateurs à la pratique de ces activités à travers des formations et la production d'une documentation. Ce livret complète des fichiers d'activités proposant jeux et jouets à fabriquer.

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Une activité qui suscite l'enthousiasme

Tout visiteur qui entre à l'improviste dans «l'atelier bois» d'un centre de loisirs ou de vacances est toujours frappé par l'atmosphère particulière qui y règne. Une ruche où tous les enfants sont affairés. Les enfants vont et viennent, se servent en outils et choisissent leurs matériaux. L'animateur est au four et au moulin sautant du bateau de l'un à la voiture de l'autre. Conseillant sur la posture pour scier, l'usage du vilebrequin ou le choix de tel ou tel bois. L'activité manuelle procure à l'enfant un fort sentiment de réalisation de soi. Qui plus est, l'activité manuelle avec du bois permet d'utiliser les outils des adultes, des outils évocateurs, supports d'imaginaires puissants : la scie, le marteau... Avec la main, et son prolongement l'outil, il confronte son projet aux matériaux, éprouve leur résistance, leurs qualités. Et puis fabriquer un jouet, un jeu en bois c'est la promesse de jouer avec. Une voiture qui roule, un avion qu'on fait glisser sur un fil, un passe-trappe pour défier un adversaire dans la glisse des palets...

Lever les freins à la pratique de cette activité

Il ne s'agit pas d'une activité pour animateur spécialiste comme nous le constatons aisément dans les formations que nous conduisons auprès des animateurs. Très vite, l'activité est accessible. Comme pour toute activité, la pratique amènera l'expérience et la compétence. Bien sûr, les outils peuvent faire peur. Mais la pratique montre que dans un cadre sécurisé et aménagé il n'y a pas plus d'accident que pour les autres activités. Les dangers devront être repérés pour envisager les apprentissages nécessaires au maniement des outils. Il faudra investir dans l'achat ou la récupération d'outils. Un investissement pour le long terme qui sera vite amorti. Nous donnons dans ce livret quelques indications de prix pour évaluer le budget nécessaire. Comme disait une directrice de centre «ça ne coûte pas plus cher que le prix d'un car pour une sortie!».

Enfin, bien souvent, ce sera aux équipes de direction de réunir les conditions matérielles et pédagogiques permettant aux animateurs de mettre en œuvre l'activité. La présence d'un outillage doit devenir aussi naturelle que celle de la peinture ou de ballons.

Des activités pour les animateurs

Cette activité est l'occasion pour les animateurs de mener des activités riches de possibilités, sans recours systématique aux intervenants extérieurs. Accessoirement, elles permettent de proposer un autre modèle d'animation que celui de l'accompagnement de groupes d'enfants de prestation en prestation. L'activité bois, parce qu'elle offre de très nombreuses possibilités de réalisations, peut permettre de s'inscrire dans la durée avec les enfants.

Les matériaux

Le bois à utiliser

Le bois d’une façon générale est un matériau onéreux. Il est sans doute bon d’y porter quelque attention pour que malgré son coût, l’activité soit possible.

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Le contreplaqué : L’un des bois les plus utilisés pour cette pratique d’activité est sans nul doute le contreplaqué (CP). Le contreplaqué est un bois lamellé-collé pouvant être issu de différentes essences (pin, peuplier, okoumé…) Il existe du CP d’intérieur (principalement utilisé dans l’activité) et d’extérieur (très bonne qualité mais beaucoup plus coûteux). L’avantage premier de ce bois est son prix accessible, sa facilité d’utilisation et sa disponibilité dans tous les magasins de bricolage. Il se prête à de très nombreuses constructions possibles à faire avec les enfants. Il existe en différentes épaisseurs (5 mm, 8 mm, 10 mm…) mais d’une manière générale, au-delà d’une épaisseur supérieure à 12 mm il devient difficile à scier pour les enfants sans une aide extérieure.

Le pin : Le pin est aussi un matériau intéressant à travailler avec les enfants car plus « naturel » que les bois reconstitués. Un de ces gros inconvénient pour l’enfant est qu’il n’existe qu’en grosse épaisseur, difficile à scier pour lui. Pour certains projets d’enfants il peut toutefois être retenu : maison de poupée, plateau de jeu, voiture planchette…

Les tasseaux, le carrelet : Un tasseau est une pièce de bois, le plus souvent longue et relativement fine, de section carrée ou rectangulaire. De manière générale, on les trouve principalement en pin. Du point de vue de la finition, ils peuvent être vendus bruts ou rabotés.

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Les tourillons: Tiges de bois ronds de différents diamètres (entre 4 et 18 mm). Ils peuvent servir pour les essieux de voitures, les mâts des bateaux...

Le bois de région : Ce sont les bois qui peuplent nos forêts… Chêne, hêtre, châtaignier, épicéa, mélèze… Des bois très agréables mais souvent inaccessibles au niveau du prix pour un atelier bois avec des enfants… une seule solution la récupération.

Si, par exemple, une scierie se trouve auprès du centre il peut être intéressant de questionner l’exploitant pour en récupérer. Toutefois même inconvénient que le pin, on ne le trouve qu’en grosse épaisseur.

Les colles

De la colle à bois vinylique. Les autres colles (colle vinylique papier, colle liquide forte) ne sont pas appropriées pour le bois. Elles ne collent pas !

Vernis - Peinture

Ils servent à protéger et décorer le bois. Utiliser vernis et peinture acryliques. Il sont généralement prêts à l’emploi. Le séchage est rapide. Le nettoyage des pinceaux se fait à l’eau. Si possible proscrire vernis et peintures Glycéro car beaucoup plus toxiques et plus délicats pour le nettoyage des pinceaux (au White spirit).

Les papiers de verre

Se caractérisent par le grainage. Plus le grainage est petit (40, 50…) plus le ponçage sera « fort » plus le grainage est élevé (120, 180…) plus le ponçage sera doux. L’utilisation d’une cale à poncer est vraiment un plus. Elle permet un ponçage plus fini et permet surtout de ne pas gaspiller le papier de verre. On trouve des cales à poncer dans le commerce mais il est très facile de s’en fabriquer avec des chutes de bois.

La visserie, la quincaillerie

Ce sont les vis, les clous, les crochets, les pitons, les punaises, les ficelles,... Tous les « à coté » indispensables à l’assemblage du jouet à construire.

D'autres matériaux

Le matériel

Quels outils ? Quel investissement financier ?

Nous avons répertorié dans le tableau qui suit, les principaux outils nécessaires au fonctionnement d’un atelier bois pour une douzaine d’enfants.

Le vilebrequin est difficile à trouver dans les magasins de bricolage... On en trouve sur commande (Opitec par exemple) entre 15 et 20 € pièce, mais aussi dans les vides grenier (environ 5 €).

Si possible, on se procurera également une perceuse à main ou chignole. De même il n’est pas toujours facile de s’en procurer. On pourra commander chez Opitec ou Aduis ; selon la qualité il faudra compter entre 18 et 45 €.

On pourra enrichir et compléter l’outillage avec le temps en programmant des investissements réguliers mais aussi en faisant connaître cette activité à l’extérieur et dans l’entourage tout en faisant savoir que nous recherchons des outils, des matériaux...

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L'outillage électrique

Dans une pratique d'initiation à l'atelier bois, nous ne préconisons pas a priori l'usage de l'outillage électrique. En effet, d'autres prérogatives nous semblent prioritaires avant d'envisager l'utilisation de ces outils. Tout d'abord il nous semble important de mettre les enfants en situation d'apprentissage simple et sécurisant pour que ces derniers puissent rapidement prendre du plaisir dans le jouet qu'ils construisent. En effet, la maîtrise de ces gestes simples permettra à l'enfant nous semble-t-il de s'approprier réellement cette activité en faisant par lui-même sans que l'adulte soit obligé de l'assister. De plus, l'outillage manuel permet un rapport plus direct aux matériaux, à leur résistance, leurs propriétés...

L'outil électrique de par sa puissance est souvent inadapté à la force des enfants, le rendant alors véritablement dangereux. Sans compter le surcoût financier qu'il faut envisager. Toutefois, dans certaines situations, l'outillage électrique peut s'avérer intéressant. En particulier dans un contexte d'une pratique régulière de l'activité bois avec des enfants et notamment des adolescents ayant déjà une bonne maîtrise des outils de base. Certains outils peuvent être utiles et sans grand danger. Nous pensons notamment à la visseuse sans fil pour des assemblages de certains gros jouets (jeux d'adresse), la ponceuse lorsque nous avons de grandes surfaces à poncer. Et enfin la scie magique (scie à chantourner électromagnétique avec système anti-coupure) permettant de faire des découpes arrondies de bois fin.

Qualité des outils

Pour certains outils, telles que les scies ou les vrilles, il est intéressant d’avoir des outils de bonne qualité. Une scie qui coupe mal (mauvais affûtage, scie rouillée, dents de scie trop grosses) peut s’avérer dangereuse pour l’enfant, ce-dernier ne pouvant pas la maîtriser. De même, une vrille dont le filetage est usé rend l’opération de perçage impossible.

Aménagement

L’aménagement du lieu de l’activité conditionne la mise en œuvre de celle-ci.

Trousse à outils ou panoplies, panneaux et tréteaux

Selon les lieux, il n’est pas toujours possible, ni simple, ni évident dans un premier temps, de disposer d’une salle dédiée à cette activité. Et quand parfois on dispose d’une salle, il faut concilier plusieurs usages dans ce lieu. On préférera alors ranger le matériel dans une malle ou une trousse à outils et les matériaux dans des caisses. Les plans de travail pourront être constitués de panneaux et de tréteaux, facilement démontables pour les ranger dans un coin quand l’activité est terminée.

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En été, l’activité pourra avoir lieu dehors, sous un préau, des arbres, une tente marabout… Les éléments de rangement du matériel sont alors conçus pour se déplacer, être sortis et rangés facilement. La constitution de panoplies peut s’avérer bien utile.

Un lieu permanent

Un lieu permanent pour l’activité manuelle à partir du bois, prêt à l’usage et entretenu sera un gage de mise en route immédiate et facilitée de l’activité. Pour que les enfants s’y retrouvent dans cet espace et puissent être autonomes dans de bonnes conditions de sécurité, il est important d’avoir pensé cet aménagement. Plusieurs éléments sont à réunir et doivent retenir notre attention :

  • L’organisation générale doit faciliter les déplacements et permettre de localiser rapidement les différents espaces.
  • Des outils accessibles. Ils pourront être mis à disposition sur des panoplies qui ont le mérite de se déplacer et de se ranger rapidement. Ils pourront également être proposés à plat sur des tables recouvertes de papier kraft en prenant soin de silhouetter les outils et les repérer par leur nom afin de faciliter le rangement et leur connaissance. Mettre hors de portée quelques rares outils dangereux.
  • Des matériaux proposés par catégories : tourillons, tasseaux, plaques…
  • Des plans de travail : des tables bien stables qui ne craignent plus rien et qui permettent de fixer des serre-joints. Une place suffisante autour de chaque plan doit permettre une circulation aisée.
  • Des surfaces de pose pour les réalisations en cours. L’enfant doit pouvoir trouver un espace pour déposer son travail en cours, le laisser sécher… sans risque de casse, de perte ou de confusion.
  • Un endroit pour peindre. Dans la mesure du possible, on proposera un espace indépendant des autres activités pour la peinture, le vernissage. Ceci pour ne pas être gêné par les activités de découpe notamment. Toile cirée, papier journal, tabliers… et point d’eau à proximité complèteront utilement le coin peinture.
  • Une poubelle pour le tout venant et une caisse pour les chutes de bois. Selon les possibilités de tri sélectif, pensez à équiper le lieu en conséquence.
  • De la documentation, des réalisations : celles-ci seront une source d’inspiration, de référence.

Tours de main

Comme on apprend à utiliser son couteau ou sa fourchette, comme on apprend à découper, connaître quelques gestes de base pour l’activité bois rendra plus aisée la pratique de l’activité pour les enfants.

Scie = serre-joint

Quelle que soit la scie utilisée (scie égoïne, mini scie, scie à onglet…) l‘utilisation associée d’un serre-joint est indispensable et cela quelle que soit la taille de la pièce à scier. En effet, le serre-joint permet de fixer le bois à la table en évitant tout dérapage de la scie sur les doigts. Un réel élément de sécurité.

Colle = clous

Bien souvent pour assembler différentes pièces nous utilisons de la colle ou des clous. Le fait est, que pour le bois il faut utiliser l’un et l’autre pour assurer durablement l’assemblage. Les clous font alors office de serre-joint et permettent d’assurer la pression pour que la colle imprègne les éléments à assembler. C'est ce qu'on appelle le « collé-pointé ».

Utilisation du coin de la table pour scier

Plutôt que de fixer la pièce à découper au milieu de la table, favoriser le coin de la table car la place pour scier y est plus importante. Important : La main libre (celle qui ne tient pas la scie) doit pouvoir prendre appui sur la table. C’est elle qui assure une bonne stabilité et nous donne la force pour scier. De même, il est important que la ligne de coupe soit le plus prêt possible du bord de la table afin d’assurer une bonne stabilité et une coupe droite.

Utilisation de gabarit pour les plus jeunes

Nous sommes souvent réticents à conduire cette activité avec des enfants de moins de 7 ans. Il est souvent vrai, ceci dit, qu’en dessous de cet âge les enfants peuvent parfois manquer de force pour scier. De plus, mesurer et tracer sont rarement acquis pour des enfants de cet âge. Toutefois en adaptant quelque peu l’activité, des enfants de 5 à 7 ans peuvent pratiquer l’atelier bois.

Nous pouvons par exemple pour limiter les questions de mesure et de traçage utiliser un gabarit où l’enfant n’aura plus qu’à reporter le contour du jouet à réaliser.

De même si certains jouets nécessitent des épaisseurs de bois définies, d’autres jouets peuvent se faire avec du bois de moindre épaisseur. L’enfant ne se retrouvera pas en difficulté lorsqu’il devra scier.

Traçage

Tracer toutes les lignes de coupe permet à l’enfant de bien repérer l’endroit où il doit couper et évite des débordements…

Martyr

Ce sont des chutes de bois que l'on vient insérer entre le serre-joint et l'objet à scier. Le martyr évite ainsi de marquer le bois suite à la pression du serre-joint. On prendra donc soin de conserver quelques chutes de bois.

Accompagner le geste de l’enfant sans faire à sa place

Le geste technique de scier n’est pas forcément facile à maîtriser dès le début. L’enfant à besoin qu’on lui montre, qu’on lui explique et peut être qu’on l’accompagne dans cet apprentissage, notamment au début. C’est petit à petit qu’il va s’en emparer et le maîtriser pour finir par le faire tout seul.

Peindre avant d'assembler

Si on veut peindre un objet, il est conseillé de peindre les pièces séparément avant de commencer l'assemblage afin, notamment, d'éviter les bavures.

Autonomie et sécurité

L’atelier bois a ce pouvoir magique de permettre à l’enfant d’agir dans un univers où il sera le maître d’œuvre. Fabriquer une voiture qui se promène dans son imaginaire n’est pas toujours évident pour lui. Pourtant, quel plaisir ! De même, construire un bateau de pirates qui ressemble au Black Pearl (imagination aidant…) est une véritable source de plaisir. C’est ce que nous essayons de défendre dans la mise en place d’atelier bois dans les ACM. Au-delà de cette source de plaisir, un des éléments constitutifs de cette activité est l’autonomie qu'elle permet. Autonomie dans l'exécution et liberté dans le choix des réalisations. En réunissant les conditions citées plus haut, il nous semble que l’enfant peut être véritablement acteur et décideur de ce qu’il entreprend dans la construction de son jouet.
La question de la sécurité est souvent posée pour la pratique de cette activité. Les outils ne sont-ils pas trop dangereux pour être utilisés sans l’adulte ? Pouvons nous laisser des enfants seuls dans l’atelier bois ? Ne ferions nous pas mieux de faire semblant d’être des apprentis menuisiers ? Toutes ces questions sont bien sûr légitimes et ont le mérite d'interroger nos intentions éducatives. Si nous souhaitons que ce type d’activité soit réellement source d’autonomie et de liberté pour l’enfant qui la pratique, il nous semble important d’avoir une réflexion sur quelques éléments pédagogiques :

Connaissance et organisation des outils

C’est une condition importante de l'accès à l’autonomie en sécurité. D’une part, en facilitant un rangement régulier et pratique des outils (par un silhouettage par exemple) nous évitons d’entraîner les enfants dans un désordre ambiant (outils jonchant les tables de travail, scies mal rangées…) qui peut vite être insécurisant et ne pas favoriser la pratique de l’activité dans un climat serein. De plus, amener l’enfant à connaître les outils et leur bon fonctionnement favorise leur utilisation à bon escient dans les règles élémentaires de sécurité. Enfin, il est important que les outils soient en bon état et véritablement adaptés à ce que l’enfant fabrique. Donner à un enfant une mini-scie pour scier du contreplaqué de 12 mm de peur qu’il ne se coupe, est handicapant pour lui puisque l’outil ne permettra pas cette coupe-là. Nous risquons alors de provoquer l’impatience de l’enfant et nous savons que ce sont ces situations qui créent le risque.

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La relation de confiance

L’enfant, contrairement à ce que nous avons parfois tendance à penser, est conscient du danger. Le mettre en situation d’utiliser des vrais outils de « grands » est une situation de réelle responsabilité. Par là même s’instaure une relation de confiance entre l’animateur et l’enfant.

C’est dans cette confiance mutuelle qu’il nous semble important d’inscrire l’activité autour du bois. C’est aussi petit à petit que l’animateur, au regard de cette confiance instaurée avec l’enfant, pourra en observant le « comportement » des enfants dans l’atelier, envisager une pratique moins guidée et conduire cette activité vers des projets ouverts de l’enfant.

Place de l’animateur

L’attitude et la place de l’animateur est déterminante dans la conduite de cette activité.

Accompagner sans faire à la place de l’enfant. Aider sans modifier le projet initial. Susciter l’intérêt sans amener l’enfant à réaliser le projet de l’animateur. Juste conduite qu’il n’est pas toujours aisé de trouver. C’est petit à petit, l’expérience aidant, qu’une position juste de l’animateur se dessinera, ce dernier découvrant également la multitude des situations pédagogiques qu’offre la pratique de ce type d’activité.

Susciter l'activité

Mettre à disposition

Outils et matériaux. L'entrée dans l'activité peut se faire de bien des manières. A n'en pas douter, la vue des matériaux et des outils installés dans un lieu permanent ou mis à disposition sur des tables pour l'occasion a un fort pouvoir évocateur pour les enfants. La situation peut mettre en appétit, donner envie d'agir. On est souvent là face à une envie primordiale d'essayer les outils, d'éprouver les matériaux.

Documentation et exposition de réalisations. La présence d'une documentation sous la forme de livres et fichiers, l'affichage de fiches, de photos de réalisations sera un support pour l'imaginaire, permettant de donner corps à des envies. Dans le même esprit, la présence de jouets ou de jeux réalisés permettront un rapport concret aux futures réalisations. Elles permettront d'essayer. Cela peut d'ailleurs être une manière de rentrer en activité : jouer avec des jeux et des jouets préexistants ne manquera pas de donner envie de fabriquer ses propres productions.

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Varier les situations

Activités guidées. Les premiers apprentissages des tours de main, la découverte des matériaux peuvent passer par des activités à partir du choix d'un jouet simple à réaliser. Notamment lorsque l'animateur est lui-même peu expérimenté.

Réalisations personnelles. L'enfant se projette dans le jouet qu'il réalise et rapidement ses envies et ses demandes l'orienteront vers la réalisation de jouets personnalisés. L'animateur sera alors conduit à superviser une variété de projets et à accompagner des apprentissages très variés.

Cela rend sa tâche plus complexe mais très exaltante. Il doit bien mesurer ses propres capacités, la nature du groupe, les moyens dont il dispose pour envisager la viabilité du projet.

Réalisations collectives. Les enfants peuvent aussi se mettre en activité autour d'un objet commun à réaliser (un billard hollandais pour le centre par exemple) ou réaliser individuellement une série d'éléments nécessaires à un projet commun (éléments d'un circuit de petites voitures, divers jeux de société pour la ludothèque du centre par exemples).

Mettre en valeur

Les réalisations individuelles pourront à telle ou telle occasion être rassemblées pour le plaisir de montrer mais aussi faire le constat du génie collectif.

Un jouet ou un jeu pour jouer avec !

Mais le plus grand plaisir, sera celui de jouer avec : faire flotter son bateau ou partager une partie de Renard et poules (jeu de société) avec un copain. Avenir plus réjouissant du jouet que de finir dans une vitrine ou une armoire !