LA MÉDIATHÈQUE ÉDUC’ACTIVE DES CEMÉA

Des livres, des films pour accueillir la différence

Ressources pour les animateurs, éducateurs, formateurs. Le thème du handicap est présent dans la littérature jeunesse, la bande dessinée, le cinéma, voici une sélection pour réfléchir, engager le débat ou apprivoiser nos peurs
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Média secondaire

Littérature jeunesse

Déficience motrice
  • Le lapin à roulettes, Grégoire Solotareff. Édition : l’École des loisirs. Public : dès 5 ans.

Résumé : Il y avait un fois un lapin qui n’était pas tout à fait comme les autres : son nom était Jil. Il avait appris à se servir de deux bottes munies de petites roulettes et de freins car ses jambes ne marchaient pas. Tout le monde l’appelait le lapin à roulettes. Un jour Jil partit faire un tour un peu plus loin que d’habitude.

  • Alice sourit, Jeanne Willis. Édition : Gallimard jeunesse. Public : dès 5 ans.

Résumé : Alice évolue dans toutes sortes de situations, comme tous les enfants le feraient. Pourtant, Alice est handicapée moteur. Si le propos est louable il engendre quelques maladresses et finit par nier les difficultés liées au handicap.

  • Mina la fourmi, Anne-Marie Chapouton. Éditions : Père Castor Flammarion. Public : dès 4 ans.

Résumé : Dans la fourmilière, toutes ont leur place. … Sauf Mina. Elle n’a que 5 pattes au lieu de 6. Les autres ont pitié d’elle. Quand elle propose de les aider, elles refusent poliment. Pourtant Mina aimerait participer à la vie quotidienne de la colonie, comme tout le monde. Son courage prouvera aux ouvrières que, même avec une patte en moins, à l’intérieur on est comme les autres et qu’on peut être utile.

Déficience auditive
  • Deux mains pour le dire, Didier Jean, Zad. Éditions : Syros. Public : dès 12 ans.

Résumé : À la rentrée, Manuel est un peu surpris : Jonathan est parti avec la fille des nouveaux locataires, Lisa, l’ignore superbement. Lorsqu’il apprend que Lisa est sourde, Manuel change d’attitude. Pour elle, il va apprendre la langue des signes. Amour et amitié autour du handicap.

  • L’histoire d’Helen Keller, Lorena A. Hickok. Éditions : Pocket jeunesse, public : dès 10 ans.

Résumé : Quel avenir peut avoir une petite fille de 6 ans aveugle, sourde et muette ? Les parents d’Helen sont désespérés jusqu’au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d’aider Helen à sortir de sa prison sans mots ni couleurs ni sons. Les premiers échanges sont houleux mais la persévérance d’Ann, l’intelligence et le désir d’apprendre d’Helen parviennent à vaincre l’impossible.36 Collection documents pédagogiques Ceméa

Déficience visuelle
  • 7 souris dans le noir, Éd Young. Éditions : Milan jeunesse. Public : dès 3 ans.

Résumé : Un jour près d’une mare sept souris aveugles vont découvrir une chose étrange.
Qu’est-ce que c’est ?? S’exclamèrent-elles. Chacune leur tour elles vont essayer de découvrir ce que c’est seulement à partir du toucher. Un magnifque livre sur la cécité.

  • L’arc en ciel, Marcus Pfster. Éditions : Nord Sud. Public : dès 3 ans.

Résumé : Ses écailles brillent et scintillent de toutes les couleurs de l’arc en ciel, mais il est si fer et si vaniteux qu’il en est aussi très seul. Un jour il offre à un petit poisson l’une de ses belles écailles. Puis une autre, puis beaucoup d’autres et il découvre enfin qu’il n’y a de vrai bonheur que dans le partage.

  • Elmer, David Mc Kee. Éditions : L’école des loisirs. Public : 3-5 ans.

Résumé. Elmer est différent des autres éléphants. Il est bariolé et cette différence lui déplaît. Mais il découvrira que sa singularité ne l’empêche pas de rester le même bon Elmer pour ses amis.

Déficience mentale
  • Mon drôle de petit frère, Marie-Hélène Delval. Éditions Bayard jeunesse. Public : dès 5 ans.

Résumé : Lilli Lapin a un gros souci. Son petit frère Doudou Lapin a beau grandir on dirait qu’il reste un bébé. Il ne parle pas, il salit tout, il bave et parfois même il fait pipi sur le tapis. Lili a souvent envie de le gronder. Mais quand les autres enfants traitent de « boudin qui ne comprend rien », elle entre dans une colère terrible. Comment l’aider à faire des progrès, ce Doudou qui pousse de travers et qui aime tant les câlins ?

  • Esie la bête, Rose-Claire Labalestra. Éditions : Lire c’est partir. Public : dès 10 ans.

Résumé : La vie d’Élisabeth (dite Ésie-la-bête), pas toujours facile, dont les parents sont handicapés mentaux. Depuis sa naissance, Élisabeth a vécu entourée de leur amour de l’affection et de ses éducateurs. Une situation familiale lourde entre les désirs adolescents de la jeune fille et un sentiment profond de culpabilité.

  • Fred et la fille différente, Joly Fanny, Franek Claire. Éditions : Hachette jeunesse. Public : dès 7 ans.

Résumé : Moi c’est Fred. Fred Baramine. J’ai 8 ans. J’habite 7 rue Cénou. Samedi la journée avait super bien commencé : avec Maman on regardait les dessins animés jusqu’à ce que sa cousine Caroline arrive avec sa fille ! Elle était comment dire ? Différente. On m’a expliqué qu’elle était née avec une maladie qui s’appelle « La Trisomie 21 ».

Littérature jeunesse, bibliographie de bandes dessinées (BD)

  • Ce n’est pas toi que j’attendais, Fabien Toulmé. Édition Delcourt.

C’est l’histoire d’une rencontre. La rencontre d’un père et de sa fille pas comme les autres. Pour Fabien, l’annonce de la trisomie de Julie, c’est le monde qui s’écroule. Comment faire face au handicap de mon enfant ? Comment apprendre à l’aider ? De la colère, au sujet de l’acceptation, à l’aimer. Une histoire d’amour, sur le thème universel de la différence.

  • Venus Noire, Abdellatif Kechiche - Renaud Pennelle. Édition : Emmanuel Proust Éditions.

L’histoire incroyable de Saartjie Baartman, esclave sud-africaine venue d’Afrique-du-Sud à Londres au début du 20e siècle et qui défraie la chronique. Dotée d’une particularité physique inconnue en Europe (fessier surdéveloppé), elle devient l’objet de toutes les convoitises… et de toutes les humiliations. Exhibée comme une bête, prostituée de force, transformée en objet d’études. Elle devra se battre pour prouver son humanité.

  • La Parenthèse, Élodie Durand, Édition Delcourt.

C’est l’histoire d’une fille âgée de 21 ans, d’un drame de sa vie, qui semblait être sans retour, d’une chute dans la maladie, dans la perte de soi. Et un jour on ré-apprend son alphabet, à compter, à retrouver ses souvenirs.

Littérature Professionnelle, bibliographie repérée pour les animateurs, éducateurs, formateurs

  • Une affaire personnelle, Kenzaburô Oe. Stock, 2000. (Coll. La cosmopolite).

Empreint d’une étrange violence intérieure, une affaire personnelle est un roman cruel et douloureux : Bird, le héros de cette bouleversante histoire, a vingt-sept ans et son épouse vient de mettre au monde un enfant anormal. Déchiré par des sentiments contradictoires, dont l’immense tentation de se débarrasser du nouveau-né. Le jeune père irait-il jusqu’à tuer de ses mains le bébé monstrueux ? Durant trois longues journées, Bird cherchera en vain dans l’alcool et les bras d’un possible « complice » la force de mener à terme sa fuite en avant… (Alapage)

  • Le miroir brisé, Simone Korff-Sausse. Hachette, 2009. (Pluriel).

Lorsqu’un enfant atteint d’une anomalie arrive au monde, les parents plongent dans un univers dont ils ignorent tout. Tel un miroir brisé, l’enfant marqué par un handicap renvoie à ses parents, mais aussi à nous tous, une image déformée qui fait peur et dont nous nous détournons. Le handicap réveille des croyances obscures et anciennes où se mêlent des idées d’étrangeté, de mort, de sexualité anormale ou de filiation fautive. Comment l’enfant pourra-t-il grandir malgré ou avec son handicap ? Comment aider les parents à traverser cette épreuve ? Comment redonner la parole aux enfants qui ont peu ou pas de langage ? Simone Korff-Sausse travaille depuis de nombreuses années auprès de jeunes handicapés, elle les voit vivre, les écoute, les soutient. En abordant de front les questions que ces enfants nous posent, ce livre nous oblige à porter sur eux un autre regard. (Éditeur)

  • D’Œdipe à Frankenstein : figures du Handicap, Simone Korff-Sausse. Desclée de Brouwer, 2000. (Handicaps).

L’irruption du handicap met en question deux données anthropologiques fondamentales : la procréation et l’affiliation. L’importance croissante que prend aujourd’hui le diagnostic prénatal montre que cette réalité tragique est toujours l’objet d’un étrange tabou. D’où l’intérêt d’interroger les mythes, les grands types théâtraux, voire les biographies d’artistes où le handicap s’avère refléter le sens de toute vie humaine. Simone Korff-Sausse, auteur du « miroir brisé », devenu ouvrage de référence, croise dans ce livre Œdipe, le Minotaure, Priape, Méduse et Richard III, mais aussi des vies singulières.
L’inquiétante étrangeté qui s’y donne à lire dépasse largement le seul cadre du handicap et soulève des questions qui intéresseront tout lecteur : identité et altérité, procréation de la mort, filiation fautive, transmission dangereuse, tyrannie et séduction. L’attraction et la répulsion qui accompagnent les figures du handicap ne sont donc pas une source de souffrance : elles soulignent combien nos sociétés louent leur avenir et leur sens sur leur capacité à intégrer ces personnes différentes. (Décrite)

  • Corps infirmes et société, Henri-Jaques Stiker. Dunod, 2005. (Action sociale).

Il n’existe pas encore, à l’heure actuelle, d’histoire globale de l’infirmité – de ce que nous appelons publiquement le handicap, ni des systèmes de pensée qui commandent le rapport des sociétés, H-J. Stiker a voulu combler cette lacune. En faisant revivre ce que fut le sort, si souvent cruel mais différencié, des difformes, estropiés, impotents, l’auteur va bien au-delà du récit anecdotique. Du mythe d’Œdipe relu et interprété jusqu’à la législation de 2005, il propose une histoire raisonnée où les périodes historiques sont vues et rassemblées grâce à des idées maîtresses, à des concepts anthropologiques précis.

  • L’inquiétante étrangeté et autres essais, Sigmund Freud. Gallimard (Folio).

L’inquiétante étrangeté sera cette sorte de l’effrayant qui se rattache aux choses connues depuis longtemps, et de tout temps familière. Rédigé en 1919, cet essai de Sigmund Freud explore un concept très particulier exprimé par un mot Allemand littéralement intraduisible, et qualifiant l’impression suscitée par des situations ou des phénomènes qu’il nous arrive à tous de rencontrer tant dans la vie réelle que dans les œuvres d’art – coïncidences étranges, rencontres improbables, pressentiments inexplicables…
C’est un texte consacré au malaise ou au contraire à l’enchantement, provoqué par certaines ambiguïtés de la réalité qui nous troublent et nous font brusquement perdre nos certitudes et nos repères. C’est aussi un qui nous parle du fantastique en littérature. (Alapague)

  • Connaître le handicap, reconnaître la personne, Gardou C. Éres 2003.

Nombreuses sont les personnes handicapées qui ont l’impression d’être réduites à leur handicap, aliénées à leur différence dans leur rapport à la société. « Comment donc leur permettre d’être reconnues sans condition comme sujets et comme personnes à part entière et de jouer pleinement leur rôle dans la communauté humaine ? ». C’est la question centrale de cet ouvrage.

Filmographie

  • Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi

Jeune éducatrice spécialisée, Julie vient d’être engagée dans un foyer pour handicapés moteurs. On s’empresse de lui confer René, myopathe au caractère acariâtre et irascible. Contre toute attente, Julie parvient à s’imposer auprès de René dont elle finit par percer le secret : il voudrait faire l’amour avec une femme avant d’être définitivement rattrapé par sa maladie évolutive… Touchée par sa détresse, Julie décide de partir à la recherche d’une prostituée, le long de la nationale 7…

  • Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman

Claire Poussin est une jeune fille discrète qui souffre de troubles de la mémoire depuis qu’elle a – suppose-t-on – reçu la foudre lors d’une promenade en forêt. Sa sœur, plus inquiète qu’il n’y parait, décide de la conduire au centre de mémoire « Les Écureuils », où leur mère est décédée des suites de la maladie d’Alzheimer cinq ans auparavant. Le professeur Licht se montre confiant mais décide de l’accueillir au centre. La jeune fille y rencontrent quelques personnes devenues farfelues, et un homme d’une quarantaine d’années, Philippe, qui a perdu sa femme et son fils dans un accident de voiture et n’en garde ni souvenir, ni douleur.

  • Sophie, portrait d’une mère d’enfant handicapé de Sabine Michelin-Pigeon

Le quotidien d’une maman d’enfant présentant un handicap ne peut plus jamais être « normal ». Cette mère est habitée par une énergie tonifiante. Son quotidien, au tempo rapide et intense, est rythmé par les espoirs, les incompréhensions, les rages, les épuisements. Ce film veut simplement rendre compte d’une réalité. Et si notre regard sur le handicap pouvait changer ?

  • L’annonce du handicap, un nouveau départ d’Olivier Raballand et Rémi Viville

Apprendre le handicap de leur enfant représente un choc d’une grande violence pour des parents. Mais si l’impact du traumatisme est inévitable, il ne doit pas conduire les professionnels de santé au fatalisme.

  • Des camarades comme les autres de Claude Cobast et Lucien Gavinet

Comment l’enfant acquiert-il l’image de soi ? En se confrontant à l’autre. Mais comment l’enfant handicapé peut-il se socialiser s’il est confiné dans un milieu fermé ? Une réponse : l’école et son centre de soins intégré, qui permettent tout à la fois la socialisation, rééducation du handicap pendant le temps scolaire et, bien sûr, apprentissage des nécessaires.