Accueillir des personnes trans et/ou non-binaires en ACM
L’équipe encadrante est garante de l’égalité entre tous les enfants.
et/ou
Comment savoir si une personne est trans et/ou non-binaire ?
On ne le sait pas toujours, et c’est normal, les personnes trans et/ou non-binaires n’ont pas à se déclarer, cela fait partie de leur vie privée.
Dans les faits, il arrive régulièrement d’avoir connaissance de la transidentité et/ou de la non-binarité d’un jeune ou d’un membre de l’équipe, et c’est l’occasion de lui demander si il ou elle a des besoins spécifiques. Attention, cela peut être une question sensible, plaçant les personnes dans une situation de vulnérabilité, pouvant amener un besoin d’être écoutées et/ou soutenues. Néanmoins il faut être vigilant à ne pas être intrusif. La transidentité et/ou la non-binarité ne doivent, sous aucun prétexte, être une cause d’exclusion de l’accueil, de certains temps de vie ou d’activités. L’organisateur et l’équipe encadrante doivent garantir que l’enfant, comme tous les autres enfants, ne vive pas de violence, de moquerie et de harcèlement (mégenrage*, insultes, menaces) au sein de l’ACM.
*Renvoyer sciemment une personne à un genre qui ne correspond pas à son identité de genre.
Chambres
Faut-il demander l’accord des parents pour que leur enfant partage sa chambre avec un enfant trans et/ou non-binaire ?
Non.
Les parents du groupe n’ont pas le droit de connaître la situation intime d’un ou d’une autre mineure. Au-delà de l’effet stigmatisant d’une telle demande, la Défenseure des droits rappelle l’importance du respect de la vie privée et de l’intimité des personnes transgenres et/ou non-binaires. Si les parents sont interpellés, il est important d’établir un dialogue, de parler des craintes et d’expliquer le cadre légal.
Représentants légaux
Que faire si la situation est conflictuelle entre les représentants légaux et leur enfant trans et/ou non-binaire ?
Il peut arriver que les représentants légaux ne soutiennent pas leur propre enfant dans son identité de genre.
Si l’enfant le demande, un dialogue peut être instauré avec eux. Les ACM et toute structure éducative sont des espaces qui se doivent d’être sécurisants pour les enfants. Pour rappel, appeler un enfant par un autre prénom n’est pas un délit. L’utilisation du deadname, c’est-à-dire le prénom de naissance, peut être sensible et mettre l’enfant en détresse psychologique. Ainsi, les documents administratifs doivent être remplis de manière à ne pas mettre l’enfant en difficulté.
Respect
Quels principes de communication et quelles attitudes dans la vie du groupe ?
L’équipe encadrante veillera à :
- Respecter la confidentialité, l’identité, le prénom ou les pronoms choisis par la personne.
- Intervenir face aux propos transphobes, c’est un devoir.
- S’organiser pour que le·la jeune se sente bien et en sécurité dans tous les espaces de vie. Il est possible d’aménager des horaires spécifiques pour permettre l’usage des salles de bain ou douches collectives, de prévoir des espaces d’intimité où tous les enfants peuvent se changer ou se laver seuls s’ils le souhaitent.
Découvrez le Guide pour garantir aux Jeunes et Adultes Trans leur place dans les activités de scoutisme, en accueil collectif de mineur.es et en formation réalisé par les Éclaireuses et Éclaireurs de France.