Média secondaire
Un GRAND livre avec des illustrations luxuriantes de Nathalie Novi qui comme à son habitude marque l’album de son identité esthétique, agrémentées de planches du botaniste François Plée – pour lesquelles on peut regretter un manque de commentaires. Je ne peux m’empêcher de penser à La grande Nuit d’été cette histoire du « Père Castor » qui a bercé mon enfance, Alain Serres n’y fait pas allusion mais il y a de sa magie dans cette histoire d’aujourd’hui qui a l’odeur si enveloppante d’un hier qui est là. C’est un conte, une allégorie de la violence et de la sagesse qui insiste sur la fraîcheur communicative du trio (François et ses cousines Adèle et Clémence) et l’agressivité balourde de Victor et de sa bande. On frôle le manichéisme (les gentils et les méchants) mais l’histoire coule comme un ruisseau et irrigue nos sens, ce qui nettoie cette réserve à l’eau claire. François, initié par son oncle Dimitri dessine et grave la nature, ses eaux-fortes disent les fleurs et les plantes et sa manière zen de voir le monde et de l’appréhender interroge et énerve. Mais comme tout est bien qui finit bien (et ici on frise l’eau de rose) il parviendra à amadouer ses ennemis et à leur faire part de sa grande découverte… Non je ne vous la révélerai pas, mais elle se trouve page 32 et 33 de ce livre aux merveilles.

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